Cliquez ce bouton de catégorie pour lire plus sur le cohabitat dans le Blog du village.
Cohabitat, concept d’habitation participative
Constitué d’un pilier social, environnemental et économique, le cohabitat représente une solution d’habitation du futur.
Origine et définition
Le concept cohabitat qui a vu le jour au Danemark dans les années 70 est fort simple et en même temps immense : il vise à redéfinir le vivre-ensemble. Le cohabitat réfère directement à une cohabitation entre voisins. Appelé «cohousing» au Canada anglais, aux États-Unis et en Angleterre, habitat groupé ou autogéré en Europe francophone, le concept se différencie par son processus participatif. Ses occupants organisent la conception de leur habitat et en sont responsables. La conception des projets privilégie l’esprit communautaire en prévoyant des espaces communs qui répondent aux besoins établis par le groupe, chacun vivant dans son espace individuel.
Un cohabitat n’a pas de statut juridique, c’est un mode de vie.
La structure
Un projet cohabitat inclura des unités individuelles habitées et d’autres partagés. Un projet cohabitat sera également élaboré en tenant compte de principes du développement durable et le design inclura autant d’aires extérieures qu’intérieures. Peu importe le projet, l’aire commune en sera l’espace pivot. Le lieu servira de centre multifonctionnel : une grande cuisine commune, un large îlot central pour y cuisiner et socialiser, une salle où se dérouleront une foule d’activités, des coins bureaux, un espace de vie pour recevoir la visite, un jardin communautaire servant de garde-manger, un coin bibliothèque…La forme que prendre le projet cohabitat n’aura de limites que celles que l’on se donnera ou encore selon les moyens financiers atteints.
L’historique
« Au Danemark, plus de 50 000 personnes vivent aujourd’hui en cohabitat, soit environ 1,5 % de la population. Dans ce pays, en Allemagne, en France ou en Belgique, les gouvernements facilitent l’implantation de ce type de logements. Les banques perçoivent les cohabitats comme un avantage, puisque les gens paient leur propriété avant même la première pelletée de terre. Au Québec, le gouvernement ne prévoit aucune aide pour favoriser l’émergence de ce modèle, qui répond pourtant de façon efficace à plusieurs problèmes contemporains, comme la solitude ou l’envolée des prix de l’immobilier. Aux États-Unis, 165 modèles du genre ont pris racine, et 140 autres sont dans les cartons. Ici nous avons deux projets construits, soit Cohabitat Québec et le Cohabitat Neuville tous les deux situés dans la région de Québec »[1].
Le Québec, à la recherche d’une identité perdue
Le cohabitat est un milieu de vie pensé par des personnes cherchant un équilibre entre le partage d’espaces individuels et collectifs. Avec seulement deux projets construits au Québec, bientôt un troisième à Montréal, le Québec demeure timide au chapitre du Cohabitat. La maison individuelle reste encore la grande favorite. Pourquoi ?
Avec le démantèlement des us et coutumes inhérents à la religions catholique et la montée de l’individualisme nos repères ont volé en éclat; l’identité sociale a pris un coup. Jadis nous étions communauté sans même le savoir. Si vous êtes de la génération des babyboomers ou autour, enfant vous avez sûrement été témoins du grand rendez-vous dominical où sur le perron de l’église, les dames portant leurs plus beaux atours échangeaient entre-elles pendant que les messieurs discutaient bruyamment quelques mètres à côté. En culottes courtes ou robes à dentelles vous aviez ce sentiment béat de faire partie d’un village, d’une communauté. Puis il y avait tous ces moments suaves où nous épions nos parents et leurs amis s’en donnant à cœur lors de joutes de cartes animées parfois bien arrosées ou que nous trouvions amusant mais ‘normal’ quand la visite débarquait à l’improviste le dimanche après la messe heureux de jaser autour d’un mauvais café, sans compter les anniversaires qu’il fallait TOUS célébrer.
Nous vivions à l’intérieur d’un enclos collectif rassurant. Nous étions une communauté. Puis la religion a subi les frasques qu’on connait, les familles se sont dispersées et les enfants vivant à des kilomètres voient les parents à l’occasion. Lentement mais sûrement, nous avons épousé un mode individuel : chacun sa cour, son BBQ et ses espaces extérieurs de plus en plus cloîtrés. Nous nous retrouvons deux parfois seuls à ‘jongler’ sur ce que sera notre futur ou ce qu’il en reste.
Les ainé.es sont particulièrement impactés par ce changement socio-culturel où nous sommes passés du village à l’individualité, exprimée par le type de propriété occupée.
Au-delà de l’offre actuelle
Au prise avec une conjoncture économique marquée par l’incertitude, une crise climatique qui se précise, des maisons trop grandes et difficile à maintenir, les personnes vieillissantes cherchent des alternatives à l’offre actuelle.
Des irréductibles du cohabitat près de chez-nous
Dans Lanaudière, le collectif Cohabitat Village VITAL prenait forme au printemps 2023 en devenant une coopérative à but non-lucratif. Il offre aux ainés une alternative à vivre en RPA ou seuls chez-soi. Apprenez-en plus sur comment devenir membre.
[1] Sources : Le cohabitat fait des petits au Québec malgré les obstacles, 3 avril 2023 Le Devoir,

