Ce premier article porte une signature, établi des paramètres, sur ce qui nous anime à Cohabitat Village VITAL, par et pour les personnes vieillissantes. Dans cet articule ‘Cohabitat ou vivre ensemble chacun chez-soi’, nous parlerons du parcours du combattant, cet ainé, cette personne vieillissante, qui cherche où mieux passer ces derniers jours.

De

Sources Écobatiment & Zarate Lavigne

COHABITAT OU VIVRE ENSEMBLE CHACUN CHEZ SOI

La surenchère du ‘vivre chez-soi’

À l’aire où l’on mise sur les soins à domicile et on sanctifie presque le ‘vivre chez-soi’, on tient peu compte du fait que nous sommes des êtres grégaires, de ces besoins de partage qui font du bien…ce sourire qui éclaire la journée, cette conversation même banale, qui fait oublier les petits tracas… Fait est que vivre à la maison n’éloigne pas nécessairement la solitude, ce cancer social qui nous guette et où personne n’est à l’abri. Véritable gangrène de la société post-industrielle, la solitude est devenue une épidémie moderne résultant de l’hyperconnexion et de l’effritement des liens sociaux traditionnels.  Une horreur !

Tasser les vieux !

Au-delà de ce mal qui gagne du terrain, de cette solitude qui nous guette en vieillissant, certains pourront trouver un apaisement à rester à domicile jusqu’au jour où vaquer au maintien de la maison tant aimée deviendra un cauchemar. C’est alors que l’artillerie débarque ! Les enfants, pourtant bien intentionnés, voudront placer ‘pa pis mam’ dans un lieu sé-cu-ri-tai-re, comme si être en sécurité comblait tous nos désirs…mais qui a dit que le désir diminue avec l’âge ! Et cette progéniture dévouée fera des recherches pour trouver la plus performante et la plus organisée des résidences pour ainés, la RPA parfaite quoi! Il est bon de se rappeler que ces résidences pour ainés (RPA) sont dans la très grande majorité des cas (8 sur 9), à vocation commerciale; il y a des coûts et surtout des inclus et des non-inclus. Tous les services y seront détaillés : de la distribution de pilules, au repas que tu choisiras d’avoir entre 16h et 17h, des activités dont l’heure est affichée sur un triste babillard à côté d’une cafétéria qui te rappellera de mauvais souvenirs d’école, aux propositions de sorties de vieux en autobus ! On paiera pour tout ça et pour vieillir à l’abri, dans des logements chauffés et sé-cu-ri-taires où quand tu ouvres la porte, tu as devant toi…un long corridor, l’antichambre de l’au-delà !

Du ‘vivre-chez-soi’à vivre en résidence, n’y a-t-il pas une alternative où trouver son dû?

L’intergénérationnel offre une avenue somme toute louable, mais qui demeure un phénomène marginal. Si on aspire au qualitatif, il aussi penser en nombre, pouvoir accommoder le plus d’ainés possible et la solution devra être accessible pour arriver à loger cette population grandissante des 65 ans et plus sans pourtant les aliéner.

Des chiffres qui parlent

En 2026, nous sommes déjà près de 2 millions de ‘vieux’, près du quart de la population du Québec1 . Ça fait beaucoup de monde à tasser (Réf. un clin d’œil aux RPA) ! Force est de constater que même si on s’accroche, le ‘vivre chez-soi’ présente des lacunes déjà annoncées : d’ici 2035 un nombre estimé de 111 000 personnes âgées risquent de ne plus avoir accès à des soins à domicile…Ohla ! Imaginez-vous dans une belle cage dorée, seule ou seul.es à deux, attendant que l’infirmière auxiliaire téléphone pour confirmer une visite ou pire, être sur une liste d’attente sans garanti de dates de rendez-vous ? S’il est facile de blâmer le ‘système’, il faut convenir qu’il ne peut pas tout régler. Une prise en charge, est nécessaire.

La santé et la solitude sont des enjeux certes, mais il ne faut pas oublier ceux liés au plaisir et à l’épanouissement qui nous animeront toute notre vie, peu importe notre âge.

Un lieu où bien vieillir saura répondre à toutes ces aspirations et une partie de la solution réside quelque part entre ‘vivre chez-soi’ et RPA, le Cohabitat !

Le Cohabitat

Solution d’avenir, le Cohabitat2 permet de vivre ensemble chacun chez-soi, en offrant un milieu de vie (chacun des cohabitants participera aux décisions selon ses capacités à le faire), ainsi que des unités d’habitation privées avec le confort auquel un ainé se sera habitué à la maison.

Le Cohabitat se caractérise en même temps par le respect de l’intimité de chacun et un partage de biens; une maison commune regroupant différents services en sera le cœur! Dans cette maison, on trouvera ce que les cohabitants voudront y voir. À Cohabitat Village VITAL, nous avons mis l’accent sur la santé, la prévention et le bien-être. L’art n’est pas en reste, ni le sont les activités de socialisation.

Ce souci de maintenir notre autonomie va jusque dans notre assiette : on a prévu avoir une serre pour fournir les cohabitants en légumes bios l’année durant. Une grande cuisine ‘commerciale’ permettra des activités de transformation des aliments tout comme celles, conviviales, de faire des repas ensemble !

C’est ce que les projets bâtis de Cohabitat Village VITAL entendent offrir, voire plus encore. Notre intention est que chacune des MRC de la région lanaudoise ait un jour son propre ‘village’.

Cohabitat Village VITAL se veut aussi un modèle d’affaire pour que d’autres groupes d’ainés ailleurs au Québec, puissent un jour se l’approprier!

Pour le bien commun, et celui des ainés qui méritent bien un espace, un milieu de vie à la hauteur de leurs attentes et de leurs…désirs !

1  1,8 million de personnes âgées de 65 ans, soit 22% de la population au Québec – Statistiques Canada

2 Le terme utilisé varie selon le pays ou la culture, celui de ‘cohabitat’ vient de ‘cohousing’ et a été traduit par Cohabitat Québec lors de sa fondation. En Europe on parle d’Habitat participatif ou encore, d’Écovillage. En Allemagne on nommera ‘Baugruppen’ des logements autogérés. En Italie on parlera de coliving et en Hollande, on parlera d’un mouvement, le Centraal Wonen, où 230 projets sont spécifiquement dédiés aux plus de 50 ans, on dira